Dans le post Vive la mousse 1, j’expliquais comment faire de la mousse.
La mousse c’est sympa!…. Enfin c’est ce qu’on croit. C’est vrai tout le monde aime la mousse, c’est aérien, craquant, pétillant et parfois même crémeux…
Pour résumé :
- Par introduction d’un gaz (air) dans un liquide. Et donc plus l’agitation est forte, et selon le type de mélangeurs utilisés (ressort ou fouet), plus c’est facile.
- Pour favoriser l’apparition de la mousse (appelé foisonnement) et la stabiliser, on joue sur les ingrédients tels que les tensioactifs (plus spécialement les anioniques ), les gélifiants (macromolécules ou polymères), les cires (corps gras solides) selon le type de formule qui est développée.
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| Vive la Mousse! La cosméteuse |
Mais à quoi ça sert où ça dessert, la mousse en cosmétique?
A RIEN…! Et bam! Comment ça? Ça ne sert à rien! Je répète pour la peau et pour le produit c’est inutile mais je peux tout de même y accorder trois avantages :
- Le plaisir du contact sensoriel, en effet une mousse c’est « cocooning ». Ça facilite l’étalement par son moelleux et fondant à l’application et ça allège le toucher ce qui est l’intérêt des chantilly de beurre…
- C’est ludique et régressif enfantin. Qui n’a jamais joué avec son shampooing, gel douche…? me jette de la mousse direct dans l’œil!!!
- Mais aussi, ça permet de localiser la zone sur laquelle a été utilisé le produit, ce qui est
bien pratique.
Et donc, dans la balance du bien et du mal pour la peau et le produit, les inconvénients que peut nous apporter un produit « mousseux » sont bien plus lourds que les avantages cités précédemment.
Mettre de l’air dans un produit c’est mettre en réalité de l’oxygène. Et l’oxygène dans son paradoxe est à la fois notre meilleur ami et notre pire ennemi. On respire et donc, on vit grâce à lui. C’est notre comburant cellulaire. biologiquement, il est vital car il permet à tout un tas de réactions chimiques de se faire.
Mais toutes les réactions chimiques à laquelle il participe, sont en réalité des oxydations. Et c’est là! Que ça coince… Tant pour la peau que pour les produits cosmétiques… Dans les deux cas ils sont bâtis, structurés avec des
molécules plus ou moins riches en doubles liaisons (en insaturations voir même poly-insaturations) comme les substances lipophiles (triglycérides d’acides gras insaturés, chaînes de lipides w3 w6, phospholipides, AGPI, phospholipides, céramides, terpènes …) ou comme de nombreuses molécules hydrophiles ( acides aminés, protéines, polyphénols, colorant…).
molécules plus ou moins riches en doubles liaisons (en insaturations voir même poly-insaturations) comme les substances lipophiles (triglycérides d’acides gras insaturés, chaînes de lipides w3 w6, phospholipides, AGPI, phospholipides, céramides, terpènes …) ou comme de nombreuses molécules hydrophiles ( acides aminés, protéines, polyphénols, colorant…).
Et le soucis, c’est que ces insaturations sont la cible de l’oxygène. Les substances/molécules d’origine sont donc altérées voir même détruites et laissent place à d’autres molécules qui sont néfastes pour le produit et la
peau. L’un change d’odeur, de couleur et même de texture et l’autre use son capital réparation et vieillie prématurément. Dans les deux cas c’est l’inverse de ce que l’on veut pour eux!!!!
peau. L’un change d’odeur, de couleur et même de texture et l’autre use son capital réparation et vieillie prématurément. Dans les deux cas c’est l’inverse de ce que l’on veut pour eux!!!!
L’autre soucis, et non des moindre, c’est que l’oxygène emprisonné dans le produit sous forme de bulles forment de nombreux réservoirs respiratoire pour les germes, des sortes de bouteilles d’oxygène qui vont favoriser leur développement!
Donc si vous avez bien tout compris plus il y a d’air plus le produit s’oxyde et la peau aussi, et plus les microbes vont aussi attaquer le produit et notre peau!!!
Que dire d’autre? Normalement la preuve par 9 vient d’être faite. Selon les produits que vous formulez, pesez toujours le pour et le contre sur l’introduction d’air, la présence de bulles, de mousse…. Car grâce à elle(s) où plutôt à cause d’elle (s) le remède sera pire que le mal….. À quoi bon se mettre quelque chose sur la peau, au final?!
Pour éviter d’en arriver à cette extrémité, il suffit : de ne pas faire mousser inutilement vos émulsions et beurre.
Mais alors comment éviter tout ça ?
Alors pour être honnête tout de suite, c’est assez simple il suffit…
A suivre : « Vive la mousse 3″…
